Conférences, rencontres et débats, décembre 2016 : sélection

  • Après le Brexit, les nouveaux défis européens, Jeudi 01 Décembre 2016 à 17h30
  • Siège du Mouvement Européen Nord, 49, rue Nicolas Leblanc LilleConférence débat animée par Monsieur Philippe TABARY, Ancien journaliste, 35 ans Administrateur à la Commission européenne (Délégation Générale de l’Agriculture)

    Militant européen et aux Paralysés de France, Ecrivain et chroniqueur, Conférencier à Team Europe

    Les organisateurs :

    L’UNION DES FEDERALISTES EUROPEENS a pour objectif de promouvoir le fédéralisme, agir en faveur de l’unification européenne pour assurer la paix, la démocratie et la prospérité, rassembler tous les citoyens pour la construction d’ une fédération européenne, influer sur les décisions des institutions européennes par la règle de la méthode communautaire, et entreprendre toute action en vue d’une Fédération établie sur la base d’une Constitution Démocratique légitimée par les peuples et les Etats fédérés. http://www.uef.fr/

    LE MOUVEMENT EUROPEEN-NORD regroupe les personnes physiques et morales pour une Europe intégrée et pacifique, fournit au public information, réflexion, échanges en vue de la construction européenne et responsabiliser les citoyens au sein d’une Europe à vocation fédérale, soutient toutes les initiatives d’intégration européenne. http://www.mouvement-europeen.eu/

    LES JEUNES EUROPEENS-LILLE METROPOLE rassemblent les jeunes désireux d’agir en faveur de la construction européenne et de promouvoir une union politique fédérale européenne. C’est un lieu unique de débat sur l’avenir que notre génération veut donner à l’Europe. C’est aussi un lieu d’informations où l’on apprend à mieux connaître notre environnement européen. C’est enfin un lieu d’action, pour faire avancer des idées neuves, au-delà des clivages partisans, en militant pour une Europe des citoyens. http://www.jeunes-europeens.org/

    Avec le soutien de Nord Europe, site d’information sur l’Europe dans le Nord : http://www.nordeurope.org

  • Déplacement d’Axelle LEMAIRE à Londres – Lundi 5 décembre 2016
  • Axelle LEMAIRE, secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation, se rendra à Londres le lundi 5 décembre 2016. A cette occasion, elle animera un petit-déjeuner de fin d’année réunissant les entrepreneurs du French Tech hub de Londres, et participera à une table ronde sur les conséquences du Brexit pour l’écosystème d’innovation britannique, lors de la conférence TechCrunch Disrupt (The Copper Box Arena, Queen Elizabeth Olympic Park, London E20 3HB) 
  • 9 décembre 2016, Saint Omer: le Brexit, et après ?
  • Salle des Commissions, mairie de Saint-Omer, 19 rue du Saint SépulcreL’Union européenne : le Brexit, et après ? Conférence proposée par le Mouvement Européen Pas-de-Calais avec, Michel Grelier, conférencier Team Europe

    Le 23 juin 2016, les Britanniques ont voté majoritairement pour quitter l’UE à 28 membres.

    L’article 50 du Traité ne sera activé qu’à la fin de mars 2017 et les longues négociations pourront commencer. Comment l’UE passera-t-elle de 28 à 27 Etats membres ? Qu’est-ce qui risque de changer ? L’élection américaine change-t-elle la donne ? A quoi pourra ressembler l’UE-27 dans quelques années ? Sans oublier les conséquences politiques des élections en France et en Allemagne en 2017.

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Brexit. L’inquiétude des 300000 Français au Royaume-Uni

L’ambassadrice de France à Londres, Sylvie Bermann, s’est faite la porte-parole des craintes de quelque 300 000 Français résidant au Royaume-Uni.

Quatre mois après le référendum sur le Brexit – la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne votée à près de 52 % –, la vie des quelque 300 000 ressortissants français sur l’île n’est plus la même. Et c’est désormais l’ambassadrice de France, Sylvie Bermann, qui le dit. Le 25 octobre, la diplomate a été invitée à s’exprimer sur le sujet par une commission de la Chambre des lords, la chambre haute du Parlement britannique. The Independent cite ses propos :

Après le résultat du référendum, certains Français ont fait l’objet de remarques négatives ou agressives. Ils n’étaient pas habitués à ce genre d’abus dans un pays où beaucoup d’entre eux ont vécu depuis des décennies et qu’ils considèrent comme un modèle en termes de dynamisme et de respect pour les autres.”

Tristesse et questionnement

Sylvie Bermann s’est faite ainsi la porte-parole, selon le journal, de tous ces Français qui se considéraient comme des Londoniens et qui, aujourd’hui, sont redevenus des étrangers. “Ce n’est plus pareil. Beaucoup sont tristes et attendent des réponses”, a-t-elle ajouté, en précisant que certains de ses compatriotes étaient prêts à reconsidérer très vite la poursuite de leur séjour en Grande-Bretagne.

The Independent rappelle aussi que le nombre des crimes racistes a bondi de 41 % dans le mois suivant le résultat du référendum par rapport à la même période l’année dernière. Les principales victimes de ces attaques étaient des ressortissants Polonais et Roumains, mais aussi des hommes et des femmes de couleur.

http://www.courrierinternational.com/article/brexit-linquietude-des-300-000-francais-au-royaume-uni

Conférences, rencontres et débats, novembre 2016 : sélection

  • Africa Careers Forum, worldwide event, 8-9 November 2016

For two days, an interactive website will give companies hiring in Africa and applicants from around the world seeking a job there a chance to meet each other. All African countries and every industry will be represented.

To register as an applicant or a recruiter, please visit https://2016.africacareersforum.com

  • « Business as usual? L’après Brexit », 22 November 2016, 6:30 pm to 9:30 pm, Rencontres et table-ronde organisées par NMW Corporation, Delff Management Ltd Office, 37 Thurloe Place, Kensington, London, SW7 2LQ, United Kingdom.

Speakers: Sarah Copeland, NMW Corp. London, Sarah Lugan, NMW Avocats Paris, Frédéric Maire, Delff Management, London

  • Dinner on ‘How Brexit And The Euro’s Challenges Will Affect The Uk Financial And Related Professional Services Industries’, 23 November 2016, LondonPierre Moscovici, European Commissioner for Economic and Financial Affairs, Taxation and Customs

French expats in UK suffer Brexit abuse

The French ambassador to the UK said her country’s citizens now feel like foreigners in a place they have long called home because of the Brexit referendum result and the abuse that has followed it.

Just as the Brexit referendum has plunged the lives of Brits in France into uncertainty the same worries are held by the 300,000 French nationals living in the UK.

But according to the country’s ambassador Sylvie Bermann many of her citizens have had to suffer the added trauma of being abused as the Brexit referendum provoked a rise in xenophobia and racism.

Bermann told a parliamentary committee in London: “In the aftermath of the referendum some French nationals were subjected to negative or aggressive language.

“They were not used to this sort of abuse in a country where many of them have lived for decades and which they regarded as a success story in terms of dynamism and respect for others.

“And some of them now view Britain in a different way and are ready to change their plan in the short run.”

The ambassador lamented how her French citizens went from feeling like locals to outsiders in just one day.

“Some of them told me that before the 23rd of June they felt like Londoners and now they feel like foreigners, which is different,” said Bermann.

“A lot express a sense of sadness and of course are waiting for answers.”

The deep anger and uncertainty felt by the French in London was made clear the day after the shock Brexit referendum.

“I am disappointed, shaken and angry, Charlotte Buton, a Frenchwoman who has been living in London for the past two years, told The Local. “I was hoping to build my future here and now I can’t stop asking myself if I am going to have to return to France.”

Nadege Alezine, editor in chief of French expat news site, bealondoner.com said: “This vote is clearly a vote against foreigners living in the UK and when you no longer feel welcome somewhere, it is probably time to go.”

And even British expats returning from France have experienced abuse.

Andrew Martin said: “I’m English and have a French registered car and have been racially abused 3 times whilst driving in the UK since June. The latest was being called a f****** French c*** and intimidated about 3 weeks ago. This was reported to the Police.”

British authorities reported a 41 percent rise in hate crimes in the month after the referendum compared to the same month in 2015.

And it’s not just French who are being abused. A Polish man was killed in what is believed to have been a racist murder and The Local Spain reported on shocking case of a man who was attacked by a racist thug just for speaking Spanish.

The British government has yet to confirm the rights of EU nationals living in the UK but it is expected a deal will be done that will guarantee their status as well as the rights of the hundreds of thousands of Brits living across Europe.

Last week a special meeting in the French parliament heard how the loss of rights would be “cataclysmic” for Brits in France unless deals are made.

In contrast to the abuse handed out to the French in the UK, many Brits in France have been offered sympathy from the locals since the referendum result.

“Far from being hostile, everybody has been very sympathetic to our plight as British people living in France,” said Adrian Fox.

Matthew Pilcher added: “We’ve had nothing but support from our commune.”

https://www.thelocal.fr/20161026/french-expats-in-uk-are-suffering-from-post-brexit-abuse

Conférences, rencontres et débats, octobre 2016 : sélection

  • The UK Financial Services BREXIT Summit –

This event is being organised in association with the City of London Corporation and with the support of TheCityUK. A number of the other major trade associations across the City are also supporting the event. Tuesday, October 11, 2016 8:15 AM – 5:20 PM, Guildhall The Old Library, London,City of EC2V 7HH United Kingdom

  • CER/open Europe Fringe Event At The Conservative Party Conference: ‘Testing The Limits Of The Post-Brexit Deal’, 03 October 2016, 7:30 pm to 9:00 pm

The International Convention Centre, Broad Street, Birmingham, B1 2EA, United Kingdom

Speakers included: Dominic Raab, Member of Parliament for Esher and Walton, Detlef Seif, Member of the German Parliament, CDU, Raoul Ruparel, Co-Director, Open Europe

Chair: Charles Grant, Director, Centre for European Reform

  • THE LONDON WEALTH FORUM AND SAFE HAVENS CONFERENCE

Octobre, 4, 2016, Caledonian Club, London, 9 Halkin St , London SW1X 7DR, United Kingdom

Conférences, rencontres et débats, septembre 2016 : sélection

  • BREXIT, Quelles conséquences pour le secteur de l’assurance, 27 SEPTEMBRE 2016 à/p de 08h30 HOTEL LE MAROIS – FRANCE AMERIQUES, 9-11 Avenue Franklin Delano Roosevelt – 75008 Paris

 

  • The Future of Work, Redefining where, what, when, why & how

London | 08 September 2016, DLA Piper , 3 Noble Street, London EC2V 7EE, United Kingdom

Speakers include: Barbara Spicer, Plus Dane, Sandra Wallace, DLA Piper, Vlatka Hlupic, ‘The Management Shift – How to Harness the Power of People and Transform your Organisation for Sustainable Success’

Technological advancement is resulting in a redefinition of what work is and how and where we engage with it. This is having an impact both on how business delivers its offering to clients and consumers, as well as on the ways in which business recruits and deploys its workforce.

Employees increasingly expect flexibility: the ability to work on any device, at any time and from anywhere. Companies that don’t offer this will lose the best talent to the competition. But this new way of working can add a layer of complexity and risk when it comes to delivery and fulfilment.

This FT executive breakfast briefing will take a look at tomorrow’s workplace and discuss what companies are doing to make sure that they’ve got the right people with the right skills, and the right values, in the right place, at the right time.

Themes to discuss include, but are not restricted to:

The Gen-Zers: The Millennials, saddled with debt, a corollary disinclination to spend, tech-savvy and more focused on development, progression and work-life balance than financial gain, have already had a significant influence on the workplace (and the broader economy). But what about the post 9/11 generation, the Gen-Zers? They are now crossing the threshold into the global workplace. What are Gen-Z’s defining characteristics? And how are they likely to make their mark?

The ‘Gig Economy’ is growing, allowing established business to tap into skilled freelance talent, helping to reduce fixed costs and improve the bottom line. Is this where the future of work lies – self-employment, a ‘Swiss-army life’ job portfolio, temporary employment? Is the permanent employee a thing of the past?

The sharing economy’s underbelly: Is the new economy producing more job opportunities, or simply creating a landscape of more low-paid work?

Automation: As advances in automation, deep thinking machines and robotics accelerate, some commentators are asking, will there even be any jobs by 2030?

Reorganizing for success: How are business leaders reorganizing how they structure their companies and teams in order to accommodate changes in the way we work?

  • « Expatriés, repartir de zéro ? », 27 September 2016, 6:30 pm to 9:30 pm, Rencontres et table-ronde organisées par NMW Corporation, Delff Management Ltd Office, 37 Thurloe Place, Kensington, London, SW7 2LQ, United Kingdom

Speakers: Sarah Copeland, NMW Corp. London, Sarah Lugan, NMW Avocats Paris, Frédéric Maire, Delff Management, London

  • CER/OPEN EUROPE FRINGE EVENT AT THE LABOUR PARTY CONFERENCE: ‘TESTING THE LIMITS OF THE POST-BREXIT DEAL’, 27 September 2016, 7:30 pm to 9:00 pm, ACC Liverpool, Liverpool, L3 4FP, United Kingdom

Speakers included: Liam Byrne, Member of Parliament for Birmingham Hodge Hill, Axel Schäfer, Member of the German Parliament and Deputy Chairman, SPD Parliamentary Group, Charles Grant, Director, Centre for European Reform

Chair: Stephen Booth, Co-Director, Open Europe

Brexit : quelles conséquences pour l’emploi des Français au Royaume-Uni ?

L’annonce du Brexit a provoqué l’émoi en Europe. Dirigeants et salariés de multinationales, travailleurs français expatriés, candidats à l’expatriation, étudiants… Ils seront nombreux à être impactés par la sortie de l’Union Européenne par le Royaume-Uni. Face à l’incertitude sur la concrétisation de ce Brexit, l’inquiétude règne : à terme, les jeunes Français pourront-ils aller étudier comme avant en Grande-Bretagne ? S’expatrier pour y travailler deviendra-t-il plus compliqué ? Explications…

Quelles conséquences pour les travailleurs expatriés ?

Plus de 300.000 Français vivent au Royaume-Uni. Spectateurs silencieux de la pièce shakespearienne qui se joue sous leurs yeux, les expatriés ont de quoi être inquiet. Qu’ils se rassurent, le nombre de travailleurs européens contribuant à l’économie du pays est élevé et il est peu probable que le gouvernement britannique décide de les renvoyer chez eux. Pour le moment, les hypothèses sont nombreuses. A priori, c’est le secteur de la finance qui sera le plus impacté : avec le changement de réglementation, les banques françaises et européennes pourraient décider de délocaliser leurs sièges de la City dans l’éventualité d’une sortie définitive du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Le retour du visa pour les expatriés

Actuellement, tous les citoyens européens peuvent vivre et travailler au Royaume-Uni librement, sans permis ni visa. Quand la Grande-Bretagne sortira de l’Union Européenne, ils devront logiquement effectuer les mêmes démarches que les citoyens en provenance de pays situés en dehors de l’Europe (UE) ou de l’espace économique européen (EEE) :

– les personnes vivant au Royaume-Uni plus de 6 mois devront demander une carte de résidence valable 5 ans

– après 5 ans, elles devront demander une carte de résident permanent

– laquelle leur permettra de faire la demande de la nationalité britannique 12 mois après avoir reçu leur carte de résident permanent.

– enfin, expatriés français et européens pourraient devoir justifier d’un certain niveau de revenus pour que leur permis de travail soit renouvelé comme c’est déjà le cas pour les ressortissants étrangers.

Quid du contrat de travail ?

A priori, le Brexit n’impactera pas le contrat de travail des expatriés actuels, qui restera inchangé jusqu’à la date de son terme. Le statut social du salarié expatrié lui, risque d’être modifié : quand le Royaume-Uni sera sorti de l’UE, les expats français perdront leur statut de « travailleur détaché », et ne bénéficieront plus de la couverture sociale des britanniques pour l’accès aux soins dans les hôpitaux britanniques selon Thierry Clerc, avocat spécialiste du droit international et européen, membre du réseau Eurojuris. Le régime de retraite des expatriés devrait également être modifié.

Quelles conséquences pour les candidats à l’expatriation ?

Les expats déjà établis au Royaume-Uni ont peu de raisons de s’inquiéter. Les changements majeurs concernent plutôt les futurs migrants européens au Royaume-Uni qui devront se plier aux nouvelles règles en place.

Et si Londres ne déclenchait jamais sa sortie de l’UE ?

Le Brexit entraînera logiquement une augmentation des démarches pour les services RH des entreprises comme pour le futur expatrié. Si l’article 50 – actant le divorce définitif du Royaume-Uni et de l’Europe – est enclenché, le pays aura 2 ans pour redéfinir les contrats de travail des futurs immigrants. Cette nouvelle bureaucratie pourrait-elle être dissuasive pour les potentiels expats ? Pas obligatoirement puisque c’est surtout la situation économique du pays et les opportunités qu’il propose qui séduiront les travailleurs.

Français, j’habite à Londres. Le Brexit ne changera rien pour moi

Quelles conséquences pour les étudiants français ?

Difficile pour les jeunes, anglo-saxons et européens, « d’encaisser » la nouvelle du Brexit : les jeunes britanniques ont, semble-t-il, davantage voté pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union Européenne (36% des 18-24 ans) et beaucoup se sont abstenus, contrairement à leurs aînés qui ont voté contre (83% des + de 65 ans). Après le Brexit, les étudiants français et européens qui veulent étudier à l’étranger pourront toujours le faire mais le coût et la nature des démarches pourraient changer.

La reconnaissance des diplômes, actuellement valables entre les 28 états membres de l’UE, pourrait également ne plus s’appliquer au Royaume-Uni. Toutefois, il existe déjà des correspondances entre certains diplômes comme le Master.

La fin des frais de scolarité à tarif préférentiel

D’abord, les « tuitions fees », frais de scolarité imposés aux étudiants pouvant atteindre jusqu’à 12 000 euros par an, pourraient changer. Actuellement les étudiants étrangers bénéficient en effet de tarifs préférentiels grâce à des barèmes variant selon si leur pays d’origine est membre ou non de l’UE. « Alors qu’en moyenne, une année d’études au Royaume-Uni coûte 15 000 euros pour un étudiant britannique, elle ne revient qu’à 8 000 euros en moyenne pour les étudiants français », expliquait Jacques Comby, président de la commission internationale de la conférence de présidents d’universités (CPU) et président de Lyon-III, au journal Le Monde. Avec le Brexit, étudiants français et européens pourraient devoir s’acquitter des mêmes frais de scolarité que les étudiants étrangers hors espace européen.

Ceci étant dit, rien n’empêche la Grande-Bretagne de signer des accords et conventions avec ses voisins français ou européens – comme l’ont fait la Suisse et la Norvège (avec Erasmus) – pour faciliter les échanges. En 2012-2013, les 5,5 % des étudiants issus des pays de l’Union européenne ont généré un revenu de 3,7 milliards de livres, assurant ainsi la pérennité de 34 000 emplois.Un impact non négligeable sur l’économie britannique…

Quid du programme Erasmus ?

Selon la Commission européenne, dans le cadre du programme Erasmus, le Royaume Uni a accueilli 27 400 étudiants européens. Environ 6 800 Français ont traversé la Manche la même année. Depuis trois ans, le nombres d’étudiants britanniques bénéficiaires du programme a par ailleurs augmenté de 50% et quelques 30 000britanniques s’expatrient en Europe grâce à lui chaque année.

A priori, le vote pour la sortie de la Grande Bretagne de l’UE n’aura pas de conséquences sur les échanges Erasmus prévus pour l’année scolaire 2016-2017 selon les universitaires d’Europe. Et l’avenir n’est pas si sombre. D’abord, parce que le Brexit n’est pas encore acté (le fameux article 50). Ensuite, parce que les écoles et universités des différents pays qui « échangeaient » leurs étudiants peuvent conclure des accords et conventions ou les maintenir, notamment grâce au fonds d’aide à la mobilité étudiante en dehors de l’Europe.

Des accords probables pour faciliter les échanges

Le Brexit n’a pas pour vocation à simplifier les échanges et entraînera logiquement des démarches supplémentaires, des hausses de certains frais et une réduction de certains droits pour les salariés. Toutefois, des accords bilatéraux conclus et à conclure entre les pays d’Europe dont la France et le Royaume-Uni, pourraient faciliter les choses en matière de scolarité, de travail, santé, de retraite…. Il est en effet très probable que la Grande-Bretagne cherche à négocier des accords spéciaux avec certains pays comme la France, préservant ainsi la qualité de ses relations, ses intérêts et ceux de ses expatriés. Le Royaume-Uni peut également demander à faire partie de l’Espace Economique Européen (EEE, qui compte parmi ses membres les 28 de l’UE, l’Islande, la Norvège, et le Liechtenstein), qui permet la libre circulation des résidents de cet espace. Ainsi, les Français se rendant en Grande-Bretagne pourraient bénéficier d’un traitement particulier. Affaire à suivre donc.

https://www.blog-emploi.com/brexit-consequences-emploi/